Qui sommes-nous?
La plateforme Non à la mine de Cañaveral est formée par un groupe hétérogène et civique de personnes unies pour la défense du territoire dénommé Las Navas situé dans la province de Cáceres, en Estrémadoure, Espagne, menacé par un projet de mine à ciel ouvert de lithium dans notre proche environnement, aux mains de l’entreprise étrangère Lithium Iberia.
Nous pouvons nous définir comme:
- amis de ceux qui aiment la planète.
- défenseurs de l’équilibre naturel qui nous permet d’ avoir un monde vivable.
- protecteurs de notre terroir .
- créateurs d’initiatives populaires pour sauver notre territoire.
- connaisseurs des conséquences que nous causerait la mine.
Et surtout, nous sommes des rebelles. Nous nous opposons firmament à ce que prétend une entreprise étrangère ayant des intérêts contraires aux nôtres.
Notre objectif? Faire stopper le projet de la mine.
LA MINE
La mine que Lythium Ibéria prétend exploiter dans la Dehesa Boyal de Las Navas est un énorme projet aux dimensions disproportionnées qui se trouverait à seulement 600 mètres du village de Grimaldo et à 1,5 km du village de Holguera. D’autres villages tels que Torrejoncillo, Pedroso de Acim, Valdencin, Rioloboset Portezuelo se trouvent aussi dans l’immédiate proximité de l’exploitation minière et souffriraient donc tous de ses conséquences néfastes: poussières toxiques, contamination de l’eau et de l’air, contamination lumineuse et acoustique, etc. En un mot, la dévastation.

La mégamine comprendrait 3 coupes d’extraction du minéral à proximité de Grimaldo, un bassin de résidus toxiques temporaire entre chaque coupe et un entrepôt permanent des débris d’une extension de 207 hectares, située très près de la municipalité de Holguera et des canaux d’irrigation.
Une pluie torrentielle - phénomène malheureusement de plus en plus fréquent ces dernières années- provoquerait un ruissellement qui polluerait les canaux d’irrigation et les aquifères, rendant impossible l’exploitation agricole des terres et l’élevage de bovins et de moutons, deux des principales ressources économiques de la région.
Depuis que nous avons pris connaissance de ce macro projet de mine, nous nous voyons confrontés à :
- l’obscurantisme de l’administration publique qui ne nous facilite pas d’information sur le projet minier que l’entreprise lui a présenté.
- une tentative de reclassement urgent des terres agricoles pour un usage compatible avec la mine.
- des campagnes publicitaires trompeuses qui promettent des emplois fictifs.
Pourquoi nous opposons-nous?


Notre devoir est de protéger et de mettre en valeur notre patrimoine naturel et vital, déjà menacé par les conséquences néfastes du changement climatique.
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Nous devons protéger notre santé, autant physique que psychologique car la menace de la pollution du sol, de l’air et de l’eau, de l’épuisement de l’aquifère de Galisteo qui alimente en eau la population locale, bref, la destruction de notre environnement provoque de l’anxiété et de la peur.
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Nous devons protéger la Dehesa, un écosystème péninsulaire unique au monde qui est le résultat de l’intervention bénéfique de la main de l’homme sur la nature, transmis de générations en générations depuis des siècles, dont la flore et la faune sont d’une grande richesse.
• La Dehesa boyale de Las Navas est un espace de terres communales appartenant aux habitants du village qui y font paître leur bétail, collectent le liège, des champignons, des asperges,etc et qui sont régies par la municipalité.
• Jusqu’à présent, cet écosystème était resté intact grâce à l’effort de ses habitants dont beaucoup se bénéficient de ses ressources. Or, la population n’a pas été consultée ni même informée sur le changement d’usage de ces terres agricoles à des fins d’extractions minières.
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Il est d’autant plus important de la sauver que sa situation stratégique entre le parc national de Monfragüe et l’espace protégé de Los Canchos de Ramiro (Zone Spéciale de Conservation d’Estrémadoure appartenant au réseau Natura 2000) en fait un couloir écologique très fréquenté par de nombreuses rapaces et espèces protégées.
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Nous devons protéger les monuments anciens civils et religieux d’une grande valeur pour notre patrimoine culturel tels que la chapelle de El Cabezón, La Chapelle de San Isidro, le couvent de El Palancar, le château de Grimaldo, menacés par la proximité à la mine.
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Nous devons protéger La Cañada Soriana Occidentale (utilisée depuis des siècles pour la transhumance) et la Vía de la Plata d’origine romaine aussi dénommée chemin mozarabe (de plus en plus fréquentée par les pélerins rejoignant Santiago de Compostela depuis Séville), dont le trajet allant de El Puerto de los Castaños à Holguera serait affecté par la mine.
Il y a aussi un impact psychologique et moral qui rejoint tous ces dangers dans l'environnement physique qui, à travers le sol, l'eau et l'air, va affecter la flore et la faune, et inévitablement les personnes qui font partie de cet écosystème attaqué.
L'impact psychologique a des composantes de peur et d'anxiété dues à la perte de tout ce qui a été lié à nos vies, car ce méga-projet met en danger l'avenir de la dehesa et des populations voisines, car cette méga-mine va assécher l'aquifère de Galisteo, qui alimente une grande partie de la population locale. Elle va également épuiser une grande partie des eaux de surface dont nous disposons. Cette question est vitale pour le développement de la population de la région, car la grande majorité d'entre eux sont des agriculteurs et des éleveurs, qui ont besoin d'eau pour exercer leur métier et qui subissent déjà les ravages de la sécheresse et du changement climatique sur leur activité.
Dernièrement, plusieurs années après le début de ce périple, l’entreprise minière a entrepris une nouvelle ronde de réunions avec les élus municipaux des villages affectés pour leur présenter une variante moins envahissante de l’exploitation minière mais l’accès à l’information sur cette réforme du projet initial nous a été refusé.
Activités de la plateforme
Depuis la création de la plateforme et malgré les restrictions imposées par la pandémie du Covid 19, les actions menées à bien n’ont eu de cesse:
- Information à toutes les personnes qui veulent se renseigner sur la mine et ses conséquences.
- Répartition de pamphlets informatifs dans tous les villages du secteur.
- Installation de points d’information dans tous les actes et événements publics qui nous l’ont autorisé.
- Campagne de demande de signatures contre le projet, obtenant 1000 signatures des habitants sur place et 35 000 signatures électroniques.
- Envois de manifestes aux mairies, à des associations, aux entreprises qui ont des intérêts économiques dans la zone.
-Convocations d’assemblées informatives dans les villages des alentours: Casas de Millán, Holguera, Ríolobos, Pedroso de Acím, Portezuelo, Torrejoncillo et Serradilla.
- Réunions avec les maires qui ont accepté de nous recevoir.
- Organisation d’une marche revendicative de Grimaldo à Cañaveral (2h30 mn) avec la participation de 250 personnes.
- Journée de divulgation «En Légitime défense» contre la décharge prévue à Holguera, avec une petite randonnée dans les parages de La Chapelle de San Isidro, des conférences et autres activités conviviales.



Pourquoi avons-nous besoin de votre aide?
Nous ne voulons pas être une zone de sacrifice, aidez-nous à arrêter ce projet de mine à ciel ouvert de lithium Las Navas à Cañaveral.
• Pour nous aider à sauver des espaces naturels d’une valeur incalculable, dont une vaste étendue de chênes-lièges centenaires.
• Pour que les habitants de ce terroir puissions préserver notre style de vie, respectueux et proche de la nature.
• Pour éviter la perte d’emplois dans les secteurs liés aux ressources qu’offre la nature: agriculture, élevage extensif, production de miel, fromages, liège, tourisme, ornithologie, etc.
• Pour que nous puissions continuer à défendre notre territoire contre la menace de projet d’extraction massive, un compromis envers notre passé et notre futur qui va bien au-delà de l’espace local. Il ne s’agit pas seulement de substituer les combustibles fossiles par d’autres sources d’énergie mal appelées vertes. Le nouvel ordre ne devrait pas supposer le sacrifice de ce qui est vital pour notre survie: l’eau, l’air, le sol. Nous voulons un modèle de transition énergétique vraiment soutenable et juste pour tous, qui limite au maximum son impact sur l’environnement et sur les communautés locales.
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Nous comptons sur vous durant les prochains 40 jours.
N’hésitez pas à nous contacter si besoin est pour plus d’information**. La transparence est l’un des piliers de la plateforme.
Vous pouvez nous trouver sur:
https://www.facebook.com/plataformanoalaminadecanaveral
https://twitter.com/MinaCanaveralNo
https://instagram.com/plataformanominacanaveral?igshid=YmMyMTA2M2Y=
https://m.youtube.com/channel/UCKkYRBpxdz3c-VPPCKQ0wnQ
Notre objectif, après tout ce que nous vous avons dit, nous pensons qu'il est clair : arrêter la dévastation qu'une mine signifierait pour notre territoire.
Devenir une zone de sacrifice signifierait la dévastation d'une Dehesa séculaire dans laquelle la biodiversité apparaît comme un bénéfice secondaire qui rend un territoire économiquement et écologiquement durable.
Nous coexistons dans le pâturage, depuis des siècles, avec 153 espèces de vertébrés : 12 poissons, 14 amphibiens, 22 reptiles, 75 oiseaux, 30 mammifères, 1 crustacé, 4 lépidoptères, 21 hyménoptères, 30 diptères, 37 coléoptères, selon une étude réalisée dans le pâturage. 37 Coleoptera, selon une étude de 1999.
Une mine fait courir un risque de contamination à ses masses d'eau superficielles et souterraines, qui sont aussi celles qui alimentent les villages voisins.
L'histoire de l'exploitation minière, tant au niveau national qu'international, est jalonnée d'accidents aux conséquences dévastatrices, qu'ils soient professionnels ou dus à la rupture de dépôts de boue. L'Espagne compte 44 barrages de résidus abandonnés qui représentent une grave menace pour l'environnement et la santé, et l'inventaire des installations de résidus ajoute 29 décharges. La rupture d'un barrage au Brésil en 2020, où 58 personnes sont mortes, a fait resurgir le souvenir de la rupture du barrage d'Aznalcóllar en 1998, qui a affecté les cours d'eau qui atteignent le parc national de Doñana.
Dans le cas des nouveaux projets miniers en Estrémadure, malgré le fait qu'ils soient à ciel ouvert et très dévastateurs pour l'environnement, le gouvernement régional et les positions conséquentes de libre désignation qui accompagnent le pouvoir exécutif dans les postes élevés de l'administration mettent généralement un tapis rouge aux entreprises, qui, sous prétexte d'offrir quelques emplois, minimisent et cachent les risques et la pollution que l'exploitation minière entraîne et les emplois qui sont perdus dans d'autres secteurs qui sont incompatibles avec ces utilisations extractives.
Nous pensons que notre projet s'adresse à tous ceux qui soutiennent une transition écologique juste et une économie durable.
Nous devons être en mesure de remplir, entre nous tous, cet engagement moral de défendre la santé publique du territoire et de ses citoyens et de veiller au respect de la loi.
Tout d'abord, la Plateforme Non à la mine de Cañaveral est une plateforme apolitique et horizontale, composée de dizaines de personnes d'âges et de profils professionnels différents, qui collaborent avec leur temps, leurs connaissances et leurs mains de manière altruiste.
Dans notre plateforme, nous avons des personnes qui ne vivent pas à proximité de la mine, des personnes qui nous accompagnent dans ce sentiment de perte de nos lieux, qui sont conscientes que la menace d'un extractivisme dévastateur s'étend à d'innombrables territoires marins et terrestres, et que plusieurs des seuils d'alarme qui annoncent l'effondrement de la civilisation plutôt que l'effondrement planétaire ont déjà été franchis, parce qu'il y aura d'autres espèces qui continueront à vivre sur la planète, d'autres qui seront capables de survivre dans des conditions très différentes, peut-être que la planète ne sera plus bleue, elle aura d'autres couleurs, moins conformes à la possibilité de continuité humaine.